Les Armes de Barriac

 

 

Sur la page d’accueil de Barriac figure un blason ; certains se demandent sans doute d’où viennent ces armoiries qui rappellent vaguement le drapeau américain. Il est pourtant bien français et date d’avant la découverte de l’Amérique.

    Elles sont extraites du Nobiliaire d’Auvergne, ce sont les armoiries de la famille de Barriac, dont voici la description héraldique :

 

« De gueules, à trois bandes d’argent,

au chef cousu d’azur,

chargé de deux étoiles d’or. »

 

    On peut voir dans les trois bandes ondées, la représentation de nos trois ruisseaux : le ruisseau des Mouleyrgues, l’Escladine et l’Incon.

    Voici ce que nous dit le Nobiliaire d’Auvergne de la famille de Barriac :

« de Barriac-Seigneurs de Cardillac du Caila et du Perle, paroisse de Sainte Illide arrondissement d’Aurillac. Cette famille paraît avoir une origine commune avec l’ancienne maison d’Albars, bien que leurs armoiries soient différentes, ce qui, d’ailleurs, n’est pas rare entre branches tenant à la même souche. Quoi qu’il en soit, la filiation de celle-ci est établie depuis Astorg de Barriac, marié le jeudi après la fête de Saint Cirgues 1350, à Hélise de Veilhan.

    Ses descendants s’allièrent avec les maisons de Cayrac, de Foucher-Sainte-Fortunade, de Rilhac, de Scorailles, de Saint Martial, de Roquemaurel, de Méallet et de Prallat. Guyon de Barriac eut commission du roi Henri II pour commander le ban de la Haute Auvergne en 1555. Jean de Barriac, son fils, rendit d’importants services, ainsi qu’il conste d’une lettre de M. de Roquemaurel, qui le mandait à Aurillac, pour conférer avec lui des affaires du pays. Henri IV, par lettres de 1589 et 1597, l’appela auprès de sa personne  avec tous les amis qu’il pourrait réunir. Guyon II servit longtemps dans les chevaux-légers, commandés par M. de Noailles, comte d’Ayen, et au ban de 1635, sous M. de Polignac. Antoine-Jean de Barriac, seigneur du Caila et du Perle, capitaine d’infanterie au régiment de Bourgogne, fut maintenu dans sa noblesse lors de la recherche générale de 1666, et il rendit hommage au roi de ses fiefs de Barriac, Perle, Saint-Christophe, Saint-Illide, Saint-Cernin et autres en 1669 et 1670.

    Un autre Guyon de Barriac servait à la même époque aux gardes-françaises. Le dernier que nous connaissons de cette race distinguée est un chevalier de Barriac qui, en 1725, fut héritier testamentaire du marquis de la Valette-de-Cornusson, petit-fils de Marguerite de Barriac, par Antoinette de Scorailles, sa mère. »

    Les américains avaient-ils copié (bien maladroitement), les armes de Barriac pour les faire figurer sur leur drapeau ? C’est la question qui se pose dans certaines maisons barriacoises.

 

 

R.S

Haut de page